"ESPOIR ET LIBERTE 44"
Utah-Beach
Sainte Marie du Mont
Les chambres d'hôtes
de la
Batterie du Holdy
objectif de la 101ème Airborne la nuit du 5 au 6 juin 44
Les Victoires de 1940
Malgré les idées reçues, sur cette période, l'armée française s'est battue et a donné du fil à retordre à la Wehrmacht.
Ces faits d'armes sont tombés dans l'oubli de la libération alors qu'il fallait effacer la honte de l'armistice de Pétain et privilègier une France combattante accompagnée de son lot de résistants de la dernière heure, trop occupés à tondre et à s'octroyer la victoire .
Puis, pendant des années, le soldat de 40 c'est celui qui se rend, qui est mal équipé et qui rentre de captivité.
On ne peut refaire l'histoire mais il est facile de la réécrire.
Il est certain que le conflit aurait pu prendre une autre tournure; la France et l'Angleterre en avaient les moyens.
La faute en revient à certaines décisions politiques, ou à leur absence, et à la stratégie de certains officiers suppérieurs, mais pas à cette armée ni à son matériel.
C'est une guerre moderne de mouvement qui va frapper la France, dont les techniques avaient déjà été élaborées par un certain colonel De Gaulle en 1934; refusées par le haut état major français, cette stratégies va être appliquée par l'armée allemande. L'état major français quant à lui s'entête à utiliser les blindés pour appuyer l'infanterie, sans défence aerienne.
Mais dans tout ce désordre, on oublie que la France avait des blindés superieur à ceux de l'Allemagne et qu'elle s'est battue avec héroisme comme l'ont relaté beaucoup d'offociers allemands dans leurs carnet de route.
Cela n'a pas été ce que la propagande a fait croire aux Français. La preuve, du début mai à la fin juin 40 les pertes allemandes s'élèvent à 1800 chars , 1400 avions, 49000 soldats (plus 111000 blessés).
Dans cette même période la France perd 2500 chars, 900 avions et 92000 soldats (et 250000 blessés).
Cela n'a pas été la petite balade de l'armée allemande à travres la France annoncée par la propagande.
la défaite va être accélérée par l'annonce de la fin des hostilités par Pétain et sa clique, appeurés et défaitistes alors que les combats vont encore durer plus d'une semaine.
Ainsi l'armée allemande se présentant devant les lignes françaises drapeau blanc à la main prétextant le cessez le feu va s'octroyer la rédition de milliers de soldats démoralisés.
De cette période il ne faut pas oublier les victoires: Narvik, la Bataille des Alpes et son dernier bastion de la campagne de France le Fort l'écluse. N'oublions pas ses combats héroiques comme ceux de l'Aisne et de la Somme où les Français se battent à 1 contre 3; à Dunkerque et à Lille où grace à leur résistance et leur sacrifice l'armée anglaise va pouvoir être sauvée.
Jean-Noel Ferrolliet
P.S. La vérité sur cette période commence doucement à percer, peu de spécialistes s'y sont penchés, mais depuis une quinzaine d'années la tenacité de certains nous permet de contré les idées reçues.
Je pense particulièrement à Laurent Demouzon, historien, et à l'assossiation Tempête sur les Alpes (www.tempetesurlesalpes.fr ) qui ont su défendre et préserver cette mémoire.